Edito du secrétaire général des Officiers de Marseille Fos

Port de Marseille Fos

Port de Marseille Fos

Comme vous le savez tous à présent, la situation dans le remorquage portuaire français est, maintenant, très préoccupante.Les évènements se sont succédés puis précipités à un rythme inattendu, jusqu’à mettre en émoi l’ensemble de la profession.

Faisons un bref récapitulatif des faits :

Le 13 août 2009 A. BOURGEOIS, délégué syndical CFDT se mettait en grève de la faim afin de dénoncer les irrégularités pratiquées au sein de l’entreprise qui l’emploie, la société nouvelle de remorquage du Havre (SNRH), concurrente directe du groupe BOLUDA .Au fil des jours puis des semaines qui s’en suivirent, nombre de syndicats, de délégués, de députés et d’associations
n’ont eu de cesse de dénoncer le malaise social et le drame humain qui se déroulait sur les quais du Havre ainsi que le non respect des arrêts de justice et du code du travail de la part de la Direction de cette société (SNRH).A.BOURGEOIS cessera sa grève de la faim pour raisons de santé le 11 septembre 2009, après 28 jours, sans que l’Administration ou sa Direction n’aient bougé le petit doigt …
Dans les derniers évènements (la semaine dernière), le dossier qui n’évoluait pas et même s’enlisait, est passé des mains de la Direction des Affaires Maritimes (au travers de Mrs CAZE et MOUSSA) aux mains du Chef de Cabinet du ministre BORLOO (M. CARENCO).Un sursaut
d’optimisme est revenu suite aux annonces rassurantes de M. CARENCO qui s’engageait à faire part de ses directives à la Direction des Affaires Maritimes, à ne pas « tirer vers le bas » le remorquage français et ses conventions collectives, mais bien au contraire à étudier le fonctionnement de la SNRH afin d’en pointer les dysfonctionnements et de « l’inviter » à se mettre dans les clous. Le dossier repassant alors dans les mains de Mrs. CAZE et MOUSSA, de nouvelles « boulettes » ont été commises, le sujet a dérapé, jusqu’à porter à notre connaissance la volonté de créer un
groupe de travail afin d’étudier et de remettre en question l’arrêté du 31 mars 2005 concernant l’application de la réduction de travail (35 heures) aux personnels navigants du remorquage. Cela en recherchant de nouvelles définitions concernant les définitions des heures de travail et des heures de repos à bord. Depuis ces derniers jours, en contact permanent avec les délégués d’autres ports, ainsi qu’avec la Fédération des Officiers de la Marine Marchande, nous nous tenons informés heure par heure des diverses réunions. Ainsi, nous pouvons optimiser ensemble nos manières d’aborder cette situation et la ligne de conduite commune à tenir.Aujourd’hui, après les réunions de lundi matin avec la Direction des Affaires Maritimes à Paris, de Mardi après-midi entre Mrs MONSERAND et A. BORDILS (BOLUDA) et M. CARENCO puis une rapide entrevue de D.MONSERAND avec le délégué Officier du Havre et enfin de ce matin entre M. CARENCO et le délégué Officier du Havre, nous ne pouvons que constater les faits suivants.M. CARENCO nous informe d’un contrôle ce jour de l’inspection du travail au sein de la SNRH.Un rapport devrait voir le jour d’ici ce soir à demain matin 10h00 afin de constater (ou non) les irrégularités de cette compagnie.M. CARENCO affirme ne pas vouloir toucher à nos conventions collectives. Reste à avoir l’assurance qu’un groupe de travail ne sera pas constitué afin de remettre à l’étude le décret du 31 mars 2005 avec les définitions qu’il implique.

En conclusion :

A ce jour, nous n’avons aucune garantie fiable concernant d’une part la volonté de l’Administration à remettre la SNRH dans le droit chemin du code du travail et encore moins concernant l’engagement de ne pas toucher à nos arrêtés existants, afin de ne pas dégrader notre service au profit de la SNRH. Nous attendrons donc demain matin, jeudi 17 septembre 2009 à 10h00, heure de début de la coordination Officiers / Equipages CGT remorquage réunissant l’ensemble des secrétaires généraux et délégués de chaque port français, cela afin d’avoir les dernières nouvelles pour prendre une décision commune, sereine, en toute connaissance de cause.Il n’en ressort pas moins qu’à cette heure, après trois semaines de palabres et aux vues des informations connues, les ports principaux (LE HAVRE, MARSEILLE-FOS, …) refuseront très
probablement d’accéder à une demande de délai supplémentaire de 15 jours de l’Administration, et s’orienteront, à ce moment là, vers une demande de préavis national et intersyndical lors de la réunion interfédérale demain à 14h00.

Le Secrétaire Général,

Thibault FAUCHON.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :