Communication sur une politique portuaire Européenne (Commission Européenne 2007)

INTRODUCTION

Mille deux cents ports de commerce le long des quelques 100 000 km de côte Européenne, dont plusieurs centaines jalonnent les 36 000 km de Conteneursvoies navigables traitent 90% du commerce extérieur Européen et assurent 40% en tonne/kilomètre du commerce intra-communautaire. Ces ports représentent plus d’un demi million d’emplois directs et indirects. En 2005 plus de 3 milliards de tonnes  de marchandise ont transité par les ports Européens.

50 % pour le trafic en vrac

26% pour le trafic conteneurs

14% pour le trafic roulier

10% pour le divers

Le nombre de mouvements de conteneurs (pleins et vides) était estimé en 2005 à prés de 6 millions. Les experts estimaient en 2007 une augmentation de prés de 50% pour 2010 de ces mouvements : la moitié représentant du transfert direct, 20% du transfert de vide et le reste du « shifting ».

En 2005 le 1/3 des mouvements a été assuré par les ports d’Anvers de Rotterdam et de Hambourg alors que les 9 ports principaux méditerranéens en assuraient que 20%.

Les défis posés aux ports :

La demande de transport internationale est amplifiée par son bas coût, et croît plus vite que la croissance économique. Le transport par conteneurs est le premier mode à profiter de cette conjoncture et l’augmentation de la taille de ces navires demande une adaptation aussi bien en terme d’acquisition de terrains que technologiques et sociales. D’autre part l’engagement dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre appelle à  s’orienter vers le rail, la navigation intérieur et le transport maritime au détriment du routier.

Ces adaptations demandent des efforts de la part des autorités portuaires  de transparence et d’intégration aux politiques de développement urbaines. Le dernier point enfin, le développement des ports devra, évidemment, s’effectuer dans le respect des règles communautaires, notamment dans le domaine de la concurrence.

PROBLEMES ET SOLUTIONS

Performances portuaires et liaisons avec l’arrière pays

Globalement efficients en termes économiques, dans de nombreux ports on relève malheureusement encore de nombreux goulets d’étranglement : écarts entre les capacités de stockage et de chargement/déchargement, un agencement déficient des terminaux et une productivité insuffisante par unité de surface de capacité installée, des itinéraires et des accès maritimes ou terrestres inefficaces sans oublier des formalités administratives lentes et onéreuses.

« Des connexions fiables et durables avec l’arrière pays sont la clé de la capacité et de l’avenir d’un port et passent bien avant la fiabilité et le prix seinenordeurope_1b_cle5e9b83des services. » (Source commission Européenne)

Les options prioritaires pour faire face à une demande accrue des capacités portuaires, principalement dans le domaine de conteneurs, devraient être :

–         accroître l’efficience et la productivité des ports en termes de volume et de mouvements par hectares de terminaux y compris lors du passage du port vers le transport terrestre. (L’idéal étant par exemple une voie ferrée traversant un terminal container comme à Los Angeles)

–         étudier de nouveaux itinéraires de transport intégrant le feedering , utilisant ainsi des ports ne fonctionnant pas à leur capacité maximale.

La viabilité écologique des transports doit se bâtir sur la base d’une répartition plus rationnelle du trafic dans l’ensemble de l’Europe décidé à partir d’un large consensus entre chaque port Européen.

Port de Los Angeles

Port de Los Angeles

AUGMENTER LA CAPACITE TOUT EN RESPECTANT L’ENVIRONNEMENT :

Construction de nouvelles installations ou amélioration des installations existantes.

De nouvelles constructions peuvent être envisagées dans le cas d’infrastructures inexistantes, pour accueillir les navires modernes ou bien encore assurer l’approvisionnement énergétique accrue. Ces nouvelles constructions, extensions et/ou  améliorations devront tenir compte d’un report modal de la route vers les voies navigables et/ou les autoroutes de la mer. Un équilibrage devant être trouvé entre le développement urbain et le développement portuaire, dans le respect de l’environnement et de la « sûreté » des ports.

Mettre en place de installations adéquates de traitement des déchets.

Application de la directive 2000/59/CE et amélioration de cette dernière sur la base des évaluations des rapports de mise en œuvre.

respectenvironnementGestion saine des masses d’eau et des sédiments.

Participation des ports fluviaux à la gestion des « bassins hydrographiques » requis aux termes de la directive cadre (2000/60/CE). Participation des Ports Maritimes à la gestion intégrée des zones côtières. (Dérive des sédiments, aménagement des fronts de mer), tout en veillant à empêcher la pollution des sols.

Amélioration des émissions dans l’air.

Réduire d’au moins 20% les émissions de gaz à effet de serre, d’ici à 2020. Des propositions sur la suppression d’une fiscalité défavorable sur la fourniture d’une alimentation électrique terrestre devraient faciliter ce mode d’alimentation pour les navires de lignes escalant régulièrement.

MODERNISATION

lrit_configL’ensemble des acteurs portuaires bénéficiera des progrès en matière de communication terre/navire tels que Safeseanet, AIS, et LRIT. (Long Range Identification and tracking)

Simplification des procédures du transport maritime à courte distance.

bureaucratieLe transport maritime intra communautaire doit bénéficier des mêmes procédures simples et rationnelles que les autres modes de transport afin d’en diminuer les retards, les incertitudes sur les horaires et donc les coûts.

Développement d’une approche « transports maritimes en ligne »

L’usage généralisé des  Technologies de l’information et la communication permettra de mieux planifier les escales, les transbordements de marchandises et le dédouanement de ces dernières, diminuant ainsi la pression sur l’espace portuaire.

Amélioration des performances.

Les dernières innovations technologiques concernant les équipements portuaires, tels que les ponts roulants gerbeurs automatisés, les portiques sur rail, les terminaux à conteneurs automatisés ainsi que les engins de levage jumelés ou en tandem ont également un rôle très important à jouer pour améliorer l’efficacité des ports européens.

Les programmes-cadre de recherche de l’UE, et notamment le 7e PC, soutiennent la

recherche et l’innovation dans les infrastructures et les activités portuaires.

La coopération entre les ports et plus particulièrement entre les ports voisins est très

souhaitable, dans le cadre d’une rationalisation des moyens.

La mise en place d’indicateurs tels que ceux mis en place dans  le transport combiné sur rail, le transport aérien et le transport maritime à courte distance. participerait à améliorer l’efficacité des chaînes de transport et de leurs plateformes tels que les ports.

La Commission envisage de définir avec les parties prenantes, pour la fin 2009, une série d’indicateurs génériques pouvant être affinés au niveau local.

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